Les textes de la Fécafoot adoptés

97 des 106 délégués à l’assemblée générale de 2009 ont approuvé les nouveaux statuts et code électoral de l’association hier à Yaoundé.

Il y avait comme un air d’apaisement, de conciliation voire de satisfaction hier à l’hôtel Mont-Fébé. Avant les travaux en assemblée générale extraordinaire d’adoption des textes (statut général, celui des ligues spécialisées et le code électoral) de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), des tractations semblaient avoir été bouclées. Du coup, il a juste fallu 55 minutes aux 99 délégués votants, sur les 106 attendus, pour se décider.

Ainsi, 97 des 99 ont été favorables à la nouvelle formule des textes et deux délégués seulement s’y sont opposés.
Au fait, qu’est-ce qui a changé ? Sur le fond, pas grand’ chose. Mais des éléments « cruciaux » pour certains ont été amendés. En effet, au lieu de 16 personnes, le Comité exécutif devra en compter 19 (le président de la Fécafoot, 14 délégués représentant les dix ligues régionales et désignés par ces dernières, le président de la ligue de football professionnel et trois personnalités non-déléguées à l’assemblée générale élues sur la liste du candidat vainqueur). En clair, le président élu aura la possibilité de copter trois personnes de son choix dans la société civile. Et l’une de ces trois personnes appartiendra à la grande famille des corps de métier.

Et dans le couloir de ceux qui élevaient les voix, « cette introduction n’est pas négligeable », raconte-t-on. « La Fifa avait demandé une réduction drastique des effectifs du Comité exécutif. Nous avons mis pratiquement quatre mois à négocier avec eux sur ce point. Nous venons, pour des raisons d’apaisement, de permettre au futur président élu de la Fécafoot, d’ajouter trois personnes de son choix au Comité exécutif », explique Joseph Owona, le président du Comité de normalisation de la Fécafoot. C’est d’ailleurs cet amendement qui a permis d’apaiser l’atmosphère.

Sur le scrutin

A noter que seuls les clubs affiliés à la Fécafoot devront prendre part aux élections. Pour le cas précis, sont éligibles, les clubs ayant participé aux compétitions en 2012, 2013 et 2014. « Nous nous limitons à ces années parce que l’année 2015 est une année à problème. Nous pensons que le fameux problème des clubs fictifs n’est pas vrai », précise Joseph Owona. Bien plus, la situation éventuelle d’un secrétaire général candidat a été évoquée.

Ainsi, le secrétaire général devra démissionner de ses fonctions s’il souhaite être candidat. Mais, le secrétaire général actuel, en la personne de Tombi à Roko Sidiki, sera mis en congé administratif s’il décide de déposer à nouveau sa candidature, comme cela avait été le cas avant l’annulation du processus.

Sur les ligues spécialisées, d’après les nouveaux amendements, l’on observera désormais une représentation équitable. L’on retrouvera un équilibre au niveau des départements et régions.
Pour ce qui est des recours administratifs, l’on n’en fera plus référence dans les statuts parce que « la Fécafoot, étant une administration, prend aussi des actes semblables. Il n’y a pas qu’un contentieux purement sportif à la Fécafoot. Nous avons trouvé bon de ne pas faire recours à ces recours administratifs tout en précisant que les lois de la République restent en vigueur en matière administrative », ajoute Joseph Owona.

C’était la troisième assemblée générale d’adoption des textes de la Fécafoot. Celle du 2 juin dernier avait été attaquée auprès de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CCA-CNOSC). Elle aussi, faisait suite à celle du 23 août 2014, invalidée. Après l’adoption des textes, l’on espère enfin assister à l’élection du nouveau président de la Fécafoot le 28 septembre prochain. En attendant, les jeux sont ouverts.

Cameroon Tribune

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